Le marché chinois doublera ses besoins en or d’ici 10 ans

En 2024, la Chine confirme son rôle central dans l’équilibre du marché mondial de l’or. Selon les données récentes du World Gold Council, la demande chinoise demeure structurellement élevée, portée à la fois par la joaillerie et par l’investissement, dans un contexte marqué par l’incertitude économique et géopolitique.

La Chine, pilier du marché mondial de l’or en 2024

En 2024, la Chine reste l’un des premiers consommateurs mondiaux d’or, au coude-à-coude avec l’Inde. Malgré un ralentissement économique relatif, la demande intérieure chinoise en or se maintient à des niveaux élevés, confirmant son caractère structurel.

Cette position repose sur une relation historique et culturelle forte à l’or, perçu à la fois comme ornement, réserve de valeur et instrument de transmission patrimoniale.

Une demande soutenue malgré le ralentissement économique

Contrairement à d’autres secteurs de consommation, la demande chinoise en or a démontré une forte résilience. En 2023 et 2024, les achats d’or ont été soutenus par la volatilité des marchés financiers, la crise immobilière locale et une confiance limitée dans certains actifs financiers.

Dans ce contexte, l’or bénéficie d’un statut particulier : il agit comme un refuge tangible, indépendant des marchés actions et des politiques monétaires à court terme.

Joaillerie : un socle culturel et patrimonial


La joaillerie représente toujours une part essentielle de la demande d’or en Chine. Les bijoux en or sont traditionnellement associés aux grandes étapes de la vie (mariages, naissances, célébrations) et conservent une forte dimension symbolique.

En 2024, on observe un intérêt croissant pour des pièces à forte valeur ajoutée : bijoux travaillés, intégrant pierres précieuses, diamants ou perles de culture, dans une logique de durabilité et de patrimoine plutôt que de simple consommation.

L’or comme actif refuge stratégique

En parallèle de la joaillerie, l’investissement en or physique progresse nettement. Lingots, pièces et produits assimilés sont perçus comme des outils de protection face à l’inflation, à la dépréciation monétaire et aux tensions géopolitiques.

Les banques centrales, dont celle de Chine, ont continué en 2023 et 2024 à renforcer leurs réserves en or, contribuant à maintenir une pression durable sur la demande mondiale.

Une offre sous tension à l’échelle mondiale

Face à cette demande soutenue, l’offre mondiale d’or progresse lentement. Les grands groupes miniers privilégient l’optimisation des coûts et la rentabilité, tandis que la découverte de nouveaux gisements demeure limitée.

Cette tension structurelle entre offre et demande contribue à la solidité des cours de l’or, qui ont atteint en 2024 des niveaux historiquement élevés.

Conséquences pour la joaillerie haut de gamme

Pour la joaillerie haut de gamme, cette situation renforce la valeur des pièces en or et des bijoux à forte composante patrimoniale. Les créations associant or 18 carats, pierres précieuses et perles rares s’inscrivent dans une logique de long terme.

Dans ce contexte, le bijou redevient pleinement un objet de transmission, à mi-chemin entre œuvre d’art, parure et réserve de valeur.

Conclusion joaillière

En 2024, la demande chinoise en or illustre une réalité fondamentale : au-delà des cycles économiques, l’or conserve un rôle central dans les stratégies patrimoniales et culturelles. Pour la joaillerie, cette dynamique confirme la pertinence de créations durables, fondées sur la qualité, la rareté et le sens.

Chez Gemperles, cette lecture globale du marché guide une sélection de bijoux pensés pour traverser le temps, au croisement de l’esthétique et de la valeur réelle.