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Petits secrets sous le manteau - Formation de la perle

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Petits secrets sous le manteau

Anatomie des mollusques perliers

Parties essentielles d'une huître perlièrePour comprendre l'origine de la perle, il faut faire un peu d'anatomie des mollusques et prendre l'exemple sur une huître perlière. Nous allons y découvrir les organes essentiels qui génèrent et contiennent les perles. Il faut ainsi avoir en tête qu'un mollusque est composé de trois grandes parties, qui, de l'extérieur vers l'intérieur, sont :

- La coquille, une matière dure sécrétée par l'organisme et qui croît avec l'âge de l'animal. Comme son nom l'indique, un bivalve est fait de deux coquilles articulées grâce à une charnière à une extrémité. Les univalves sont essentiellement des gastéropodes dont la coquille spiralée est faite d'un seul élément. Une espèce de porte fixée sur le « pied » de l'animal, l'opercule, vient généralement en fermer la coquille pour protéger l'animal.

- Le manteau, une sorte d'enveloppe qui couvre l'intérieur de la coquille et qui emballe les organes (un peu comme notre péritoine). Dans les bivalves, le manteau se déploie évidemment sur les surfaces internes des deux coquilles.

 - Les organes variés de l'animal : Cœur, appareil digestif, système reproductif et autres organes contenus dans la cavité viscérale.

Le manteau du mollusque perlier

Le manteau est la clé du problème de la formation des perles. Ce n'est pas une simple peau interne. Il est composé de plusieurs couches, chaque couche étant formée de cellules aux fonctions particulières. C'est un peu comme la peau humaine. Cela paraît former un ensemble cohérent d'une certaine épaisseur, alors qu'une coupe au microscope montre des couches de cellules très différentes les unes des autres.

Pour faire simple, dans les coquillages, le manteau est composé de trois types de tissu.

Le tissu épithélial

Au contact de la coquille se trouve le tissu épithélial externe formé de cellules jointives, soudées les unes aux autres, et qui forment donc un véritable revêtement continu. Ces cellules sont responsables de la production de la matière dure de la coquille.

Le tissu conjonctif

Par-dessous s'étend le tissu conjonctif, des matériaux organiques complexes qui jouent un rôle dans l'enveloppement, la protection et l'irrigation des différents organes de l'animal. Un ultime tissu interne vient couvrir le tissu conjonctif. Il s'agit aussi de cellules épithéliales mais celles-ci n'ont aucun rôle dans la production de la matière coquillière.

La couche épithéliale externe

La couche épithéliale externe ayant pour fonction de produire la coquille, c'est elle qui va fournir les cellules bâtisseuses de perles. Cette couche est en effet toujours « au travail » et provoque l'agrandissement de la coquille au fur et à mesure de la croissance de l'animal. Elle est aussi chargée de la réparation de la coquille, suite aux multiples accidents de la vie du mollusque.

Composition du manteau

Coquille d'une huîtrePartie interne : Aragonite, calcite

Lorsqu'on l'examine en détail, on voit qu'une coquille n'est pas homogène. Elle se compose d'une partie interne, celle que nous connaissons tous, faite de carbonate de calcium, sous ses deux formes minérales classiques : l'aragonite ou la calcite. Ces deux minéraux ont la même composition, mais c'est l'agencement des atomes de carbone, d'oxygène et de calcium qui diffère.

Ce carbonate de calcium se développe généralement en petites plaquettes polygonales, parfois en aiguilles. Les deux formes, calcite et aragonite, peuvent être présentes dans la même coquille. Très rarement, du carbonate de calcium amorphe et une troisième forme de carbonate de calcium, la vatérite, peuvent aussi être présents.

Partie externe : Conchyoline

La face externe est souvent protégée par un revêtement brun, qui ressemble à de la corne. De fait, c'est une matière organique semblable à celle de nos ongles. Elle sert de première protection et on l'appelle la conchyoline. Cette matière est dispersée également entre les cristaux de carbonate de calcium. Elle est comme du mortier qui lierait les briques de calcite ou d'aragonite.

Étude des perles fines du professeur Raphaël Dubois

Professeur Raphaël DuboisEn fait, des études récentes ont montré que cette matière n'est pas un simple mortier, mais qu'elle induit la forme et la disposition des cristaux de carbonate de calcium. C'est le dépôt de conchyoline qui organise le dépôt minéral. L'organique guide l'inorganique, en quelque sorte.

Cette idée a en réalité déjà été élaborée par un savant français injustement oublié, le professeur Raphaël Dubois, qui publia en 1909 dans les annales de son université une Contribution à l'étude des perles fines, de la nacre et des animaux qui les produisent (Annales de l'Université de Lyon, fascicule 29, 1909).

Raphaël Dubois s'est livré à de nombreuses observations classiques, au microscope optique, avec des colorants permettant de caractériser les parties organiques, et à des études histologiques des sacs perliers où se forment les perles naturelles.

Il est évident que c'est le manteau, dont les cellules sont programmées génétiquement pour produire à la fois le carbonate de calcium (sous ses deux formes) et la conchyoline de la coquille, qui va former les perles. Le foie, le cœur ou la gonade d'un mollusque n'ont pas cette capacité de production d'une matière minérale.

Mais pourquoi, brusquement, le manteau dont la fonction est de fabriquer de la coquille va-t-il se lancer dans la production d'une concrétion particulière ?

La réponse à cette question est relativement limpide. Tout ceci se fait par accident. C'est la nature de l'accident qui n'est pas toujours bien cernée, en particulier pour les perles libres. Une chose est toutefois certaine : les perles dites « blister » en anglais, qui adhèrent à la coquille, se forment à la suite d'un accident d'origine extérieure : une invasion !

Blister se traduit par le mot « ampoule » en français, ces ampoules qui se forment sur une peau irritée qui se soulève. Mabe, un mot d'origine tahitienne, est souvent utilisé mais ne veut pas dire grand-chose ; nous préférons donc utiliser le terme très évocateur de perles « ampoule ».

 

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