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Opale - Symbole, histoire - Propriétés, gisements - Vente d'opale

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Opale

Opale définition

Silice hydratée qui montre au microscope électronique un empilement compact plus ou moins régulier de billes de silice.

Opale symbole

Opale noireÉtymologie de l'opale

Opale (opdlios, en grec) dériverait peut-être du sanskrit upala signifiant pierre précieuse. L'opale noble était-elle connue sous la République romaine ou n'était-ce pas plutôt une matière opalescente irisée ? Ainsi s'expliquerait la longue confusion des notions d'opalescence (quartz girasol, opale commune), iridescence (opale noble) et irisation (quartz iris) : « L'arc-en-ciel brisé de la laiteuse opale » (Shakespeare).

Une autre dérivation est possible à partir du nom de la déesse primitive italique Ops, épouse de Saturne, assimilée plus tard à la Terre, Rhéa et Cybèle, dont les fêtes, le 14 des calendes de janvier (19 décembre), étaient nommées Opalia, les Opalies.

Ésotérisme de l'opale

L'opale fut, et est toujours, considérée dans de nombreux pays comme un porte-bonheur sensible aux émotions : elle pâlirait devant un ennemi, rougirait devant un ami, etc., elle procurerait beauté, fortune, bonheur et serait un excellent talisman pour la vue. Pour d'autres, elle éloignerait le « mauvais œil ».

L'opale fut également censée rendre invisible, d'où sa désignation de patronus furum (patron des voleurs) à la fin du Moyen Age.

Depuis le XIXe siècle, une superstition, devenue spécifiquement française, prête à l'opale un rôle maléfique ; diverses origines en ont été avancées telle la nouvelle de Walter Scott, Anne de Geierstein, où la princesse enchantée lady Hermione porte une opale dans ses cheveux, tel l'accident arrivé au carrosse de Napoléon nommé Opale, tels les malheurs d'Eugénie... Mais la raison semble être bien plus prosaïque : les lapidaires et les sertisseurs du XIXe siècle étaient pénalisés s'ils occasionnaient des dégâts aux pierres en les montant. Aussi le bris fréquent de ce minéral fragile leur inspira l'opinion que la malchance était liée à cette gemme ; aujourd'hui, ce sont les bijoutiers qui, plus ou moins consciemment, perpétuent cette idée (certains avouent qu' « en s'ébréchant à chaque écart un peu brusque de température, l'opale porte surtout malheur à leur portefeuille »).

Histoire de l'opale

Pline l'Ancien raconte que le sénateur Nonius fut proscrit par Antoine (83-30 av.J.-C.) pour une opale estimée 20 000 sesterces (vingt ans de solde d'un légionnaire), le seul de ses biens qu'il emporta en exil, et Pline s'en indigne : « Quelle étonnante cruauté et quel excès de la part d'Antoine, qui proscrit pour une gemme ! Mais quelle non moins grande obstination de la part de Nonius, épris de l'objet de sa proscription ! » Cette anecdote a beaucoup frappé les imaginations : selon une légende du XVIIIe siècle, l'opale de Nonius aurait été retrouvée dans les ruines d'Alexandrie, vendue à Constantinople pour plusieurs milliers de ducats, et un Français du nom de Lironcourt l'aurait proposée dans divers pays pour 40 000 thalers.

Joséphine de Beauharnais possédait une exceptionnelle opale de feu dite Incendie de Troie, actuellement disparue. La reine Victoria (1819-1901) contribua à la promotion des opales australiennes, et lutta contre la superstition du siècle, au contraire de l'impératrice Eugénie (1826-1920), qui craignait cette gemme.

Opale, structure et propriétés physiques

Structure microscopique de l’opaleL'opale est la seule gemme qui révèle sa beauté sans l'aide du lapidaire. L'origine des couleurs de l'opale noble, absentes dans l'opale commune, a fait l'objet de maintes hypothèses jusqu'en 1965, époque à laquelle les scientifiques australiens et allemands mirent en évidence la structure des opales, grâce au microscope électronique à balayage. Les opales sont constituées d'un assemblage de sphérules siliceuses d'un diamètre variant de 100 à 350 nm. La manière dont la silice hydratée s'organise dans les sphérules est encore mal connue.

Lorsque les sphérules sont de dimensions variées, l'assemblage est irrégulier et la lumière ne peut qu'y diffuser, ce qui donne l'aspect laiteux des opales communes.

Lorsque les sphérules sont de dimensions identiques, elles forment un empilement compact constituant en quelque sorte un macrocristal (la texture d'ensemble est alors mosaïque : une opale noble peut être considérée comme un objet polycristallin). La lumière interfère sur ce réseau : les couleurs d'interférences dépendent évidemment de l'angle d'observation et de la dimension des sphérules (des tons rouges résultent d'interférences sur un réseau de sphérules de 300 nm de diamètre, des tons violets d'interférences sur un réseau de sphérules de 175 nm de diamètre ; des sphérules plus petites ne provoquent des interférences que dans l'ultraviolet). Bien sûr, ces interférences ne peuvent se manifester que si les sphérules gardent leur entité, autrement dit si les espaces compris entre les billes (25 % du volume) ne sont pas emplis d'un gel de silice, de même indice de réfraction que celui des sphérules. La présence d'éléments divers (argile en particulier) dans ces interstices donne à l'opale un fond coloré sur lequel jouent les feux (ensemble des interférences produites).

L'indice de réfraction de l'opale (1,40 à 1,53) et sa densité (1,9 à 2,5) croissent, dans un même échantillon, avec la teneur en eau. L'eau du gel siliceux semble avoir une grande importance pour l'aspect et la tenue de l'opale. La dessiccation affecte l'iridescence de l'opale et provoque la formation de fissures et même la rupture de certains échantillons, aussi peut-on considérer l'opale comme assez fragile (notamment lors du polissage). Ultérieurement il faut éviter de faire subir à l'opale un climat trop sec (les morceaux d'opale brut sont fréquemment présentés au public dans un récipient rempli d'eau).

Dureté de l'opale

La dureté est de l'ordre de 6.

Variétés de l'opale

Opale marineSelon la couleur du fond et la nature des feux, diverses variétés d'opales peuvent être distinguées :

♦ L'opale arlequine dite noble, dont les feux vifs de toutes couleurs franches jouent sur un fond blanc translucide à laiteux ;

♦ L'opale noire, dont les feux vifs multicolores jouent sur un fond très sombre, bleu-violet foncé ou vert ;

♦ L'opale de feu, dont les feux rouge-orangé jouent sur un fond rouge ; par silicification, cette opale peut passer à une cornaline ;

♦ L'opale hyalite, vitreuse, sans feux ;

♦ Le cacholong, blanc, d'aspect porcelanique, sans feux ;

♦ L'hydrophane, transparente, dont les feux ne déviennent apparents que si elle est humide ou plongée dans l'eau ;

♦ L'opale commune, laiteuse, sans feux, peut prendre une allure de prase lorsqu'elle contient de petits fragments de serpentine, une allure d'agate-mousse si elle contient des dendrites ferromagnésiennes, elle est dite alors opale dendritique, etc. Son aspect le plus fréquent, bariolé, se retrouve dans des échantillons où calcédoines opaques et opales diverses sont intimement associées sans ordre, connus sous le nom de jaspopale.

♦ L'opale matrix, qui associe à l'opale des fragments de la roche dans laquelle elle s'est formée.

Opale, gisements

L'opale commune est largement répandue dans le monde. Elle se dépose dans les zones d'activité volcanique tardive, à partir de sources chaudes riches en silice et de geysers (Islande, parc de Yellowstone aux États-Unis, etc.). Elle peut apparaître lors de l'altération hydrothermale à basse température des tufs volcaniques et des roches effusives, en association fréquente avec la calcédoine.

Opale de Hongrie

Découvert dès l'Empire romain en Slovaquie, l'unique gisement d'opales de joaillerie jusqu'au XIXe siècle, fut celui des andésites de Cervenitsa dans la région de Dubnika NadVahom (Slovaquie), exploité jusqu'en 1920. La production, connue sous le nom d'opales de Hongrie, ne fut jamais très importante. L'hyalite et l'hydrophane y accompagnent l'opale noble.

Opale du Mexique

L'État de Querétaro est un important producteur d'opales, mais ce minéral est aussi connu dans les États de Chihuahua, San Luis Potosi, Guerrero, Hidalgo, Jalisco et Michoacân. L'opale de feu fut probablement utilisée par les Aztèques (1325-1521), qui la nommaient vitzitziltecpatl, pierre du colibri, par analogie de ses couleurs avec celles du plumage de l'oiseau. Le musée d'histoire naturelle de Chicago possède l'une des plus célèbres opales du monde, le Dieu du Soleil, qui provient d'un temple mexicain du XVIe siècle et atteste l'importance de cette gemme dans les civilisations précolombiennes.

Après la conquête, les gisements d'opales mexicaines tombèrent dans l'oubli ; les gîtes de la région de Querétaro ne furent redécouverts qu'en 1855 par un domestique de la Hacienda Esperanza : l'exploitation de la mine Santa Maria Iris commença alors. Des rhyolites contiennent de nombreuses cavités d'origine gazeuse emplies d'opale d'excellente qualité, qui peut y former des nodules flottants de la taille d'un œuf de poule. De petites carrières sont artisanalement creusées dans la roche ; les travaux modernes ne diffèrent guère des travaux anciens. Le potentiel de la région est élevé.

Opale des États-Unis

Un vacher découvrait en 1905 un intéressant gisement au Nevada (Rainbow Ridge [colline de F arc-en-ciel]). Envoyée y faire un reportage pour le Call de San Francisco, Mrs P. H. Lockheed en obtint les droits miniers et le mit en exploitation ; les très belles opales, surtout opales noires, ont toutefois tendance à craqueler à l'air du fait de leur haute teneur en eau (11 %).

Dans l'Oregon, le gîte d'Opal Butte fournit de manière intermittente quelques hydrophanes et opales nobles.

Opale du Brésil

Vers 1980, une opale arlequine d'excellente qualité fut découverte dans le nord-est de l'État du Piaui (nord-est du Brésil) : les exploitations, mécanisées, effectuées depuis à ciel ouvert dans une grande carrière située au pied d'une falaise de grès, au lieu-dit Boi morto [le bœuf mort], à l'ouest-sud-ouest de Fortaleza, produisent environ une tonne par an et donnent au Brésil une place importante.

Des indices d'opale étaient déjà connus depuis longtemps dans les géodes des laves du Rio Grande do Sul et, depuis 1982, dans la mine de manganèse de Conselheiro Lafaiete, dans les graviers diamantifères de Bagagem, d'Agua Suja dans le Minas Gérais ainsi que dans les rivières diamantifères de Cuiaba et Coxipo do Ouro du Mato Grosso.

Des indices d'opale verte sont signalés à la Fazenda Brejinho au nord-est de Vitôria da Conquista au sud de l'État de Bahia. L'opale, accompagnée de calcédoine, se rencontre en filonnets dans une roche amiantifère pauvre en silice : les blocs d'opale peuvent atteindre un décimètre cube, leur couleur, analogue à celle du péridot, serait due à la présence de fer et peut-être de nickel.

Opale d'Australie

Opale bruteOpale du Queensland

 En 1875, les opales du Queensland furent découvertes simultanément àYowah et à Quilpie, sous formes de veinules et d'encroûtements dans des grès ferrugineux qui couvrent des centaines de kilomètres carrés. Faute de marché, les fermiers qui trouvèrent ces opales ne purent les vendre. Leurs propriétaires pensaient bien que ces pierres avaient quelque valeur, mais l'un d'eux, Herb Bond, les proposa en vain à Londres en 1878 : les négociants londoniens, surpris par la vivacité de leurs feux supérieurs à ceux des opales de Hongrie, les considérèrent comme des produits manufacturés. En 1889,Tully Wollaston réussit à convaincre les frères Hasluck, de Hatton Garden, quartier des joaillers de Londres, de donner leur chance à ces nouvelles opales qui furent proposées sur le petit marché de Maiden Lane à New York. Lorsque Wollaston revint en Australie, White ClifFs [falaises blanches] en Nouvelle-Galles du Sud venait d'être découvert. Un groupe de chasseurs de kangourous avait trouvé des opales arlequines dans les traces d'un animal blessé : la nouvelle attira bientôt, malgré le manque d'eau, des centaines de prospecteurs au « camp des chasseurs de kangourous ». Le succès rencontré enfin à Londres dans la vente des opales permettait à Ted Murphy de démarrer la production de White ClifFs célèbre pour ses magnifiques opales arlequines et ses fréquentes pseudomorphoses opalisées de fossiles. Et ce fut la ruée vers l'opale...

Opale de la reine d'Eulo

En 1900, Isabelle Gray, très jolie blonde aux yeux gris, installa un hôtel et une boutique dans le petit village d'Eulo, entre les champs d'opales du Queensland et ceux de Nouvelle-Galles du Sud. Seule femme à vivre dans cette région désolée, surnommée la « reine d'Eulo », elle devint l'âme de tout le pays ; les chercheurs d'opales venaient de plusieurs centaines de kilomètres à la ronde pour participer à ses soirées ; elle posséda la plus belle collection d'opales du monde, mais nul ne sait ce que sont devenues ces pierres après sa disparition mystérieuse. Le festival annuel d'Eulo, durant lequel est couronnée une reine d'Eulo, perpétue depuis 1968 le souvenir de la légendaire Isabelle.

Opale de la Nouvelle-Galles du Sud

 À Lightning Ridge [colline de l'éclair], ainsi nommée par un berger qui y perdit ses 300 moutons foudroyés lors d'un violent orage, les premières opales noires apparurent lors du creusement d'un puits destiné à trouver de l'eau. Un prospecteur malchanceux de White ClifFs, Charlie Nettleton, apprit la nouvelle et fora, le 15 octobre 1902, un puits qui ne fournit que des opales sans valeur. Ne se décourageant pas, il travailla pour une société de prospection au capital de 125 dollars et trouva enfin de très belles opales noires. Elles furent peu appréciées des négociants de Sydney, qui les qualifiaient d'opales matrix sans valeur ; mais, comme l'opale arlequine y existait aussi, une première ruée se produisit vers Lightning Ridge, en 1903, et des incidents sérieux opposèrent alors mineurs et fermiers. Nettleton résolut de vendre ses opales noires à Murphy, le pionnier de White ClifFs. Émerveillé, ce dernier fit appel à Tully Wollaston, qui décida d'acheter toutes les opales noires produites. Il lui fallut cependant déployer beaucoup de persuasion pour les imposer sur le marché, comme il l'avait fait quinze ans plus tôt pour les opales arlequines ; une deuxième ruée se produisit en 1909 sur ce site, où 1 400 mineurs se retrouvèrent.

Lightning Ridge est aujourd'hui le seul endroit au monde à produire des opales noires, très recherchées. Elles se rencontrent dans une argile d'environ 1 m d'épaisseur à une profondeur variant de 5 à 7 m. La veine est exploitée par de petits puits creusés les uns à côté des autres par deux mineurs associés ; le résultat est toujours très hasardeux comme souvent dans la recherche des gemmes. Les plus notables opales de cette localité ont reçu un nom : Light qf the World [lumière du monde], Red Emperor [empereur rouge], Pride ofAustralia [orgueil d'Australie], Fiante Queen [reine des flammes], etc.

Opale d'Australie du Sud

Les champs d'opales les plus productifs sont : Andamooka, où l'opale de couleur vive et claire (particulièrement adaptée pour confectionner des doublets ou des triplets) fut révélée par hasard par deux cavaliers en août 1930, et Coober Pedy (déformation du dialecte aborigène Kupa piti [des hommes dans des trous]), où la découverte, faite par des chercheurs d'or, remonte à 1915. Les conditions de vie dans ces lieux particulièrement désolés, où l'eau manque, où la température, de 45 °C de janvier à mars, peut atteindre parfois 60 °C, où cependant un orage suffit à faire éclore un tapis de fleurs, sont difficiles à supporter. C'est la raison pour laquelle l'habitat s'est enterré dans le sol, où la température de 25 à 30 °C devient supportable.

Vente d'opale, commercialisation

Le marché de l'opale est dominé par les négociants australiens, qui ont acquis les droits miniers sur les gisements brésiliens afin de contrôler le marché. Toute opale extraite est soigneusement examinée et estimée par un expert payé par les mineurs, puis négociée sur place, où la plupart des échantillons sont taillés en cabochon. Les doublets sont aussi réalisés sur place, ainsi que le traitement par dépôts charbonneux des opales de moindre qualité.

Opales importantes

La collection d'opales de Stéphanie de Belgique, actuellement au trésor de la Hofburg, à Vienne, est très célèbre. Le musée d'histoire naturelle de Budapest conserve la plus importante collection d'opales hongroises.

Parmi les opales importantes se trouvent l'opale de Louis XVIII (77 carats) aujourd'hui au Muséum national d'histoire naturelle, l'opale de 203 carats offerte à Elisabeth II d'Angleterre en 1954 par le gouvernement australien, ainsi qu'une opale arlequine de 345 carats, une opale de feu mexicaine de 143,2 carats et une opale noire australienne de 58,8 carats exposées à la Smithsonian Institution de Washington. Le bloc d'opale le plus important, nommé Panther Opal, fut trouvé en Australie : il pesait 61,3 kg et fut divisé en trois pièces de 36, 11,3 et 9 kg. Les opales extraites auparavant étaient de dimensions beaucoup plus modestes : 600 g (12 x 5,7 cm) en Hongrie en 1775 (actuellement au musée de Vienne), 820 g au Queensland en 1912. Une opale de 527,2 g est exposée au musée de New York.

De magnifiques pseudomorphoses de fossiles en opale (rostres de bélemnites, moules internes de gastéropodes, oursins et même reptiles) proviennent d'Australie.

Traitements de l'opale

Opale matrixLes interférences de l'opale s'observent mieux lorsque aucune lumière transmise ne les atténue, c'est pourquoi il est toujours préférable de porter une opale sur un vêtement sombre.

De nombreuses opales translucides sont ainsi serties sur un fond noir.

En déposant des particules noires entre les cellules iridescentes d'une opale laiteuse dont les feux en tête d'épingle sont oblitérés par la lumière diffuse, cette dernière est éliminée et le matériel prend une allure clinquante par la juxtaposition de petites surfaces très vivement colorée sur un fond noir.

Si ce traitement, analogue à celui de la teinture des onyx (sucre, puis vîtri : n'est pratiqué couramment que depuis 1920, son effet est connu depuis longtemps. John Mawe écrit en 1823 que « pour améliorer l'aspect d'une opale, il faut chauffer la pierre, la plonger dans l'huile ou la graisse, qui y est ensuite brûlée. »

L'opale est parfois consolidée, notamment aux États-Unis, par imprégnation de polyesters, selon une méthode similaire à celle utilisée pour plastifier les turquoises.

Opale de synthèse

La formation de sphérules siliceuses de 40 nm de diamètre, bien connue, est facilement obtenue en laboratoire à partir d'un gel siliceux. Leur croissance jusqu'à 200 nm, leur sédimentation selon un empilement compact et leur assemblage non destructif n'ont été réussis que vers 1972. L'addition de faibles quantités de polymères organiques semble avoir été alors utilisée. Des études en microscopie électronique ont mis en évidence la présence de microbilles (diamètre de 1 à 2 nm) de zirconium entre les billes de silice de certaines opales synthétiques.

Dès 1974, la société Gilson distribuait des opales synthétiques arlequines et noires (c'est-à-dire de tons bleus, verts, rouges), très convaincantes, dont la microstructure rappelle celle d'un gâteau de riz sur le sommet des cabochons, et celle de fines colonnes perpendiculaires à la base (cellules élémentaires compactées) sur les bords des cabochons, toujours dépourvus de matrix. La base des cabochons d'opale synthétique interfère dans une seule couleur à l'inverse des opales naturelles.

L'opale synthétique est fabriquée au Japon (Kyocera, Inamori) et en Russie. Il arrive qu'elle soit imprégnée de plastique.

Gemmes d'aspect similaire à l'opale

Seuls des matériaux iridescents peuvent évoquer l'opale arlequine et l'opale noire : ce sont les spectrolites et les labradorites, ainsi que les korites. Connu depuis 1908, le gisement d'Alberta (Canada), à Placenticems (variété d'ammonite), dont la coquille d'aragonite iridescente est fossilisée dans un schiste brun, comporte des zones où le matériel s'écaille (tel est le site que des fermiers de Calgary tentèrent d'exploiter en 1967) et des zones où le matériel est plus solide, exploitées commercialement depuis 1977 à des fins ornementales pour la bijouterie par le fermier Kormos (d'où le nom de korite). Seulement 5 % des coquilles extraites sont utilisables en joaillerie, sous forme d'un support schisteux surmonté d'une plaque d'aragonite iridescente légèrement silicifiée et colorée en rouge ou en bleu-vert par une imprégnation ferrugineuse. La majeure partie de ce matériel, trop tendre, est protégée après la taille par le collage d'un cabochon en spinelle synthétique incolore et devient alors doublet spinelle synthétique-korite.

Imitations de l'opale

Le verre opalescent, peu convaincant même s'il est fêlé pour produire des irisations, est la plus courante des imitations de l'opale. Un noyau vitreux recouvert d'une matière irisée, noyé dans un verre transparent en forme de cabochon, formant loupe, constitue une imitation plus satisfaisante.

La Slocum Stone, sorte de verre iridescent fabriqué à l'aide de petites billes vitreuses est une imitation récente assez convaincante.

Divers doublets à base d'opale sont commercialisés : des triplets de type opale

♦ Ciment noir - x (opale noble taillée en cabochon très plat réunie par un ciment noir à une culasse x d'opale matrix de qualité médiocre, ou de calcédoine, ou de verre) ; des quadruplets de type cristal de roche - opale - ciment noir - x (très fine lame d'opale - une fraction de miUimètre

♦ Posée à l'aide d'un ciment noir sur un support x quelconque - agate, calcédoine commune, onyx, verre - et recouverte d'un cabochon en cristal de roche ou de spinelle synthétique formant loupe). Ces fabrications doivent être vues de face pour paraître convaincantes et sont généralement montées en serti clos.

Des assemblages de petits morceaux d'opale naturelle ou synthétique noyés dans du verre ou du plastique ont été vendus sous divers noms de fantaisie (gemulet, par exemple).

Une firme japonaise fabrique depuis 1980 une très bonne imitation constituée d'un empilement de microbilles en styrène, de diamètre convenable, réunies selon un empilement compact (ce polymère est beaucoup moins dense et réfringent que l'opale naturelle).