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Gisements de diamant

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Gisements de diamant

Introduction des gisements de diamant

Mine de diamants à ciel ouvertLe diamant est né dans des couches très profondes de la Terre (environ 200 kilomètres) avant de parvenir à sa surface, porté par une roche volcanique, la kimberlite. Composé uniquement de carbone, il lui faut beaucoup de temps et d'énergie pour se cristalliser : à une température de plus de 1 000 degrés Celsius et sous la pression de quelques dizaines de milliers d'atmosphères, chaque atome de carbone se lie à quatre autres pour former une pyramide ayant pour faces quatre triangles équilatéraux égaux.

L'éruption volcanique chasse le diamant du centre de la Terre par une « pipe » - sorte de cheminée renversée. Sous l'action de l'érosion et de l'altération, la kimberlite libère les cristaux de leur gangue. Les eaux de ruissellement les acheminent alors vers le lit des rivières, les fleuves et la mer. Là, ils se mélangeront aux masses de sédiments.

Inde, Bornéo, Amérique du Sud et du Nord, Europe, Chine, c'est toute une panoplie de pays que nous vous proposons de développer dans cette rubrique. Aujourd'hui, l'Australie est devenu le premier pays à en extraire, mais ses cristaux sont relativement petits : l'un des plus gros trouvés n'excède pas 30 carats.

De même, le continent africain continue d'être le principal fournisseur de diamants destinés à la joaillerie. On connaît les célèbres sites d'extraction d'Afrique du Sud, et notamment la fameuse mine de diamants de Kimberley, mais d'autres pays en fournissent encore beaucoup, comme le Congo, la République centrafricaine, le Botswana, la Namibie, etc.

Diamant d'Inde

Évoqués dans la partie historique, les gisements de diamants indiens constituent cinq zones qui s’étendent sur une grande partie de ce sous-continent. Ils n’ont été ni découverts ni exploités simultanément.

Leur production est négligeable depuis le XVIIIe siècle. Ce sont, au sud, la région de Cuddapah, où les alluvions du Penner furent exploitées sur une centaine de kilomètres, la région de Nandyal sur les plateaux situés entre le Penner et la Krishna, et la région de Golconde. A l’est, la région de Sambalpur, où le cours moyen de la Mahanadi était particulièrement riche. Au nord, la région de Panna entre la Ken et la Son dans les provinces centrales où alluvions et pipe (cheminée) kimberlitique sont encore exploitées.

Diamant de Bornéo

Les diamants se trouvent en alluvions dans la partie indonésienne de l’île, encore mal connue, nommée Kalimantan [rivière des diamants]. Ils y auraient été découverts vers le Ve siècle de notre ère dans la région de Landak (des poteries Song attestent la présence chinoise sur les lieux au moins à partir du XIIe siècle). Au XVIIe siècle, Bornéo payait un tribut de diamants à l’Empire céleste.

A l’ouest de l’île, les alluvions de la Kapuas sont exploitées artisanalement par de petits groupes de 4 à 20 personnes qui creusent des puits peu profonds jusqu’au lit rocheux. Le minerai est détourbé, tamisé et trié à l’aide d’instruments en vannerie de bambou. Les diamants, souvent petits, sont négociés à Pontianak.

Si un diamant contient en son centre un diamant fantôme gris ou noir, le puits est abandonné. Une croyance malaise attribue à ces pierres l’âme du diamant et, bien sur, la mine meurt si son âme la quitte (l’âme du diamant est cependant un talisman personnel que les Malais portent comme amulette).

Au sud de l’île, les alluvions diamantifères, situées à 50km à l’est de Banjarmasin, provenant de la pipe kimberlitique de Pamali mise en évidence vers 1945, sont plus importantes. Leur exploitation alimente le petit centre de taille de Martapura qui fournit le marché local.

Diamant d'Amérique du Sud

Les régions diamantifères sont situées dans le bouclier brésilien et le bouclier vénézuelien.

Depuis la découverte du diamant au Brésil en 1725, d’autres zones diamantifères ont été localisées dans les alluvions du Minas Gerais, du Goias et du Mato Grosso, toujours exploitées de nos jours. Des kimberlites stériles découvertes en 1980 peuvent expliquer l’origine de ces placers. En 1987, une cheminée kimberlitique diamantifère a été mise en exploitation dans le Mato Grosso, près de Salina. Situés dans l’Etat de Bahia, les gisements les plus riches, particulièrement renommés à la fin du XIXe siècle, sont toujours en exploitation à Morrou do Chapéu et Lençois, dans ces conglomérats d’origine controversée.

Au nord de l’Amazonie, les rivières qui descendent des monts Roraima, à la frontière du Brésil, du Venezuela et des Guyanes, sont toutes diamantifères. Le diamant, découvert au Venezuela en 1901, n’y fut vraiment recherché qu’à partir de 1912. Les gisements sont difficiles accessibles, aussi la production du Venezuela, uniquement alluvionnaire, est elle irrégulière et mal contrôlée (de 600 000 à 1 250 000 carats annuels). Les régions voisines du Brésil et des Guyanes sont également diamantifères.

Diamant d'Amérique du Nord

Inexploitables industriellement, les kimberlites de Murfreesboro (Arkansas) sont très célèbres : le premier diamant y fut découvert en 1906 à Prairie Creek par John Haddleston, qui avait fait un rapprochement entre les roches de cette région et celles des kimberlites d'Afrique du Sud décrites par Carwill Lewis trente-six ans auparavant. Un millier de petits diamants (d'un poids moyen de 0,3 carat) de qualité le plus souvent industrielle y sont ramassés chaque année par des prospecteurs amateurs. Trouvé en 1924, Unde Sam, brut de 40,23 carats, taillé en une taille émeraude de 12,42 carats, en est le plus gros diamant. Des kimberlites similaires sont connues au Kansas et sur la bordure est des montagnes Rocheuses (Colorado, Wyoming). En outre, quelques diamants se trouvent dans les alluvions aurifères de Californie septentrionale, dans les alluvions glaciaires des Grands Lacs (Ohio, Michigan) et de quelques vallées des Appalaches (de la Virginie au Tennessee).

Au Canada, une pipe kimberlitique légèrement diamantifère a été trouvée dans l'île de Somerset (province Arctique) dans les années 1980. La découverte de kimberlites diamantifères exploitables à Kirkland (Ontario) en 1990 a permis de commencer une industrie minière dans cette province (Betty Claim, Ham Claim, Rivière Fraser) et il est probable que le Canada sera bientôt un producteur non négligeable de diamants ; une industrie de taille locale se développe concurremment à cette exploitation. Ces gisements sont déjà suffisamment connus pour que des escrocs aient présenté des diamants synthétiques comme « diamants bruts du Canada » en 1995.

Diamant d'Europe

Il n'existe à ce jour aucun indice sérieux malgré quelques cristaux qui auraient été découverts en Bohême et en Ecosse. Les kimberlites de Tchéquie sont stériles.

Diamant de Russie

Le premier diamant russe attesté fut trouvé le 5 juillet 1829 par des chercheurs d'or dans la région de Perm (Oural), près de Krestovozdvizhensk.

Après la Seconde Guerre mondiale, les besoins de l'industrie conduisirent à prospecter d'assez riches gisements alluvionnaires au nord de Perm sur la Vytchegda. Cependant, d'autres diamants avaient été ramassés en 1893 par des chercheurs d'or dans des affluents du cours supérieur de l'Ienisseï (Sibérie occidentale) qui drainent une partie du bouclier sibérien, zone à première vue favorable à la présence de kimberlites, compte tenu des connaissances acquises en Afrique australe. Il fut donc décidé de prospecter la Sibérie centrale. En 1953, après huit années d'efforts menés par des centaines de géologues, un placer fut découvert dans le bassin de laViliouï, à plus de 1 000 km des indices trouvés à la fin du XIXe siècle ; en 1954, un groupe de pipes kimberlitiques était mis en évidence, puis les découvertes se succédèrent.

Malgré les difficultés climatiques (- 30 °C à - 60 °C durant la moitié de l'année) et l'éloignement géographique (le Transsibérien passe à plus de 1 000 km), une exploitation systématique fut entreprise dans cette région de Iakoutie, si bien que la Russie, qui extrait en 1994 15% de la production mondiale, est devenue le deuxième producteur du monde de diamant industriel (après le Zaïre) et le deuxième producteur du monde de diamant de joaillerie (après l'Afrique du Sud). La cheminée kimberlitique la plus célèbre est la première découverte en 1955, Mir [paix], laquelle a notamment fourni depuis 1958 les diamants Etoile deYakoutie (232,10 carats), Cinquantenaire de l'Aéroflotte (200 carats), le Grand Début (135,12 carats), Grande Ourse (114,37 carats), Progrès (80,66 carats), Cinquantenaire de l'URSS (71,50 carats) ; Udatchnaya [succès] fut mise en service en 1968, suivie de Spoutnik, puis Aikhal [gloire], etc.

Diamant de Chine

 Peu d'informations parviennent de Chine où, au xvnr siècle, du diamant aurait été trouvé en alluvions : les chercheurs de diamants arpentaient les alluvions diamantifères chaussés d'espadrilles à semelles de paille, dans lesquelles les diamants étaient censés être piégés. Du diamant a notamment été trouvé et exploité dans le cours inférieur du Huang He dans les provinces de Shandong et de Hunan.

Deux importantes provinces kimberlitiques ont été mises en évidence à partir de 1965 : le district de Fuxian, au sud de la province Liaoning, et le district de Changma, au centre de la province de Shandong. La pipe Victoire Ire de Changma, exploitée à ciel ouvert comme la pipe Finsch en Afrique du Sud, a livré un cristal octaédrique de diamant de 119,01 carats en 1983, lequel fut nommé Mengshan n° 1.

Les alluvions diamantifères provenant de Changma ont produit les deux plus gros cristaux de diamants gemmes de Chine : l'un le Changlin, trouvé en décembre 1977 par un fermier en labourant son champ, pèse 158,79 carats ; l'autre, le Chengfu n° 1, pèse 124,27 carats. D'autres alluvions diamantifères sont exploitées àYuanling sur la rivière Yuan dans la province de Hunan et àYecheng au sud-est de la région autonome ouïgoure de Xinjiang. Signalons que c'est dans les kimberlites chinoises qu'ont été découverts les plus beaux cristaux connus de moissanite, carbure de silicium (Carborundum*) synthétisé à la fin du siècle dernier par Henri Moissan (1852-1907), qu'il avait confondu alors avec le diamant.

La production chinoise a entraîné la création de tailleries de diamant à Shangai, àYantai (province de Shandong) et à Beijing, où sont employés quelques centaines de diamantaires.

Diamant d'Australie

Le bouclier australien qui, comme le bouclier brésilien, se détacha du continent sud-africain lors du morcellement du continent du Gondwana est certes également favorable à la présence de venues kimberlitiques diamantifères. Le diamant y fut d'ailleurs trouvé en alluvions dans la Nouvelle-Galles du Sud en 1884, et constitua un bon sous-produit de l'extraction de l'or et de l'étain alluvionnaires.

La similitude avec le continent africain suggéra d'entreprendre des recherches dans le Nord-Ouest : des pipes diamantifères lampoïtiques étaient découvertes en 1980 dans le désert de Kimberley (au nom prédestiné), et les mines d'Argyle, Ellendale, Aki, Bow River ont depuis une production abondante, pauvre cependant en diamant de joaillerie (5 à 10 %) ; l'Australie est devenue un grand producteur de diamants industriels. Elle fournit 40 % de la production mondiale. Elle est la principale source mondiale de diamants de joaillerie colorés, notamment en rose. Très appréciés, ces diamants de couleur sont imités à l'aide de diamants naturels ou synthétiques traités par irradiation ; les traitements se sont ainsi diversifiés pour provoquer du rouge particulièrement recherché, du bleu, etc.

Diamant d'Afrique

Devenu dès la fin du XIXe siècle le producteur de diamant qui éclipsa tous les autres, le continent africain en est encore actuellement le principal producteur mondial.

Les riches gisements de l'Afrique australe - kimberlites et alluvions de l'Afrique du Sud, alluvions de Namibie, kimberlites du Lesotho (productif depuis 1977), du Botswana (Orapa exploitée depuis 1971), du Swaziland (trouvées en 1973), du Zimbabwe — n'assurent plus qu'à peine le tiers de la production mondiale, mais restent le premier producteur mondial du diamant de joaillerie.

En Afrique centrale, les immenses champs diamantifères du Zaïre, qui se prolongent en Angola, furent découverts en 1907 ; ils fournissent le 1/5 de la production mondiale de diamant, essentiellement en diamant industriel dont le Zaïre est le premier producteur mondial. Des alluvions diamantifères sont également exploitées en Sierra Leone, au Congo et en République centrafricaine, tandis que des kimberlites diamantifères sont travaillées en Angola, au Gabon, en Tanzanie où l'immense cheminée kimberlitique de Mwadui, la plus étendue du monde en surface (146 hectares), découverte en 1940 parWilliamson, contient 40 % de diamants de qualité gemme, ce qui est exceptionnel.

Dans l'Ouest africain, les alluvions diamantifères du Ghana sont connues depuis 1919 et celles de Côte-d'Ivoire depuis 1929. Des kimberlites ont été trouvées en 1930 au Libéria et en Sierra Leone, où les diamants industriels et de joaillerie (le 3e plus gros diamant brut connu, de 968,9 carats, y fut trouvé le 14 février 1972) sont de bonne qualité et recherchés ; d'autres ont été mises en évidence en 1936 en Guinée ; en 1956 au Mali ; en 1943 au Ghana ; en 1978 en Côte-d'Ivoire. En Namibie, l'exploitation alluvionnaire se développe.

 

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