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Le Hope - Diamant

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Le Hope

Le Hope, diamant redouté 

Parmi les diamants les plus redoutés se trouve le Hopediamant bleu, taillé en un coussin de 45,52 carats mesurant 26,6 x 21,8 x 12,05mm.

C'est en 1668 que J.-B. Tavernier montra à Louis XIV divers diamants dont un grand diamant bleu en forme de coeur court, taillé à la mode des Indes, pesant 112 3/16 carats anciens.

Acheté au début de 1669 pour 200 000 livres, il devint le Diamant bleu de la Couronne, fut retaillé de 1672 à 1673 par le sieur Pitou en un coeur de 67 1/8 carats anciens d'un bleu à peine nuancé de violet, puis monté par Jacquemin en 1749 sur la Toison d'or de Louis XV. Il fut estimé 3 000 000 de livres en 1791.

Diamant le HopeVol du diamant Hope en 1792

Volé en même temps que les joyaux de la Couronne, le bijou échut à Cadet Guillot qui s'enfuit à Londres, et le diamant disparut. Selon le joaillier anglais E. W. Streeter, ce diamant aurait été retaillé en trois pierres.

Un coussin de 44,5 carats anciens, dit le Hope, une poire de 6,5 carats anciens, dite le Brunswick bleu II, aujourd'hui disparue, et une pointe de diamant bleu d'environ 1 carat, dite Pirie, également disparue, mais cette hypothèse est peu vraisemblable. Il est possible, quoique peu probable, que le coussin bleu ait été porté par la reine d'Espagne Marie-Louise de Parme, lorsque Goya la représenta en 1799.

Réapparition du diamant Hope en 1812

En septembre 1812, le coussin bleu apparut mystérieusement à Londres chez le négociant Daniel Eliazon (est ce lui qui l'acheté à l'un des cambrioleurs du Garde-meuble national en septembre 1792, et qui le fit retailler pour le rendre méconnaissable ?) qui, en 1830, le céda à Henri Philip Hope pour 18 000 livres sterling. Connu alors comme Hope, il fut exposé en 1851 au Crystal Palace avec le Kuh-i-Nur, tous deux emblèmes de l'Angleterre triomphante.

Lord Henri Francis Hope, qui adopta ce nom pour en hériter en 1887, dut, pour des raisons financières, vendre le diamant bleu en 1901 alors qu'il était en instance de divorce de l'actrice américaine May Yoke (le divorce fut prononcé en 1902). Peut-être la maléfique légende date-t-elle de ce moment. May Yoke écrivit souvent à Mrs McLean d'avoir ruiné sa vie, et de lui demander de le jeter afin de faire cesser ces maléfices.

La sulfureuse légende du Hope

Seul diamant à émettre une luminescence rouge sang après exposition aux ultraviolets, le Hope provoquerait la mort violente de tous ses possesseurs. On a fait remonter jusqu'à tavernier une terrifiante légende, totalement inventée à partir de bribes de vérités banales. Tavernier (mort en réalité à 84 ans en Russie) aurait été ruiné et dévoré aux Indes par des chiens.

Louis XIV (qui survécut quarante-six ans à son achat) serait mort dès qu'il porta le diamant. Mme du Barry, favorite de Louis XV(lequel n'aurait jamais permis à l'une de ses favorites de porter un joyaux de la Couronne), l'aurait porté, ce qui l'aurait conduite à l'échafaud, de même que Louis XVI, Marie-Antoinette et la princesse de Lamballe, dont la tête sera promenée à la pointe d'une pique.

La femme de Hope serait morte ruinée. Un prince russe (qui n'a jamais existé) aurait abattu sa maîtresse le soir du jour où il lui offrit le diamant maudit et serait mort poignardé.

Le sultan Abdülhamid II aurait imité le prince russe (ce qui est faux), puis aurait péri dans une révolution (il est mort en 1918, neuf ans après avoir été renversé).

Le Hope

Le milliardaire McLean aurait péri dans le nauffrage du Titanic (mais là, il fallut démentir immédiatement), son fils aurait été écrasé à New York et sa fille se serait suicidée au véronal (ce sont des fables) et le Hope disparaît enfin en faisant assassiner une actrice(pour faire bonne mesure !)...

L'histoire réelle du Hope au XXe siècle

En réalité, le Hope acquis en 1901 par Simon Franckel, joaillier de New York, pour 141 032 dollars, fut revendu en 1908 pour 400 000 dollars à M. Habib, collectionneur espagnol habitant à Paris, lequel dut s'en dessaisir en 1909 près du négociant parisien Roseneau.

Ce négociant le céda presque immédiatement à Pierre Cartier, lequel le vendit en 1911 pour 900 000 francs-or à Mrs McLean qui le porta jusqu'à sa mort en 1947. Elle disait ne sentir aucune malédiction accompagnant ce diamant, mais elle préférait que ses amis et les enfants ne le touchent pas.

Il fut vendu avec tous les joyaux de Mrs McLean pour un million de dollars en avril 1949 au joaillier américain Harry Winston, de New York, qui l'offrit en 1958 à la Smithsonian Institution de Washington, où il est actuellement exposé.